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PETIT
RAPPEL
DU PROJET
Le Domaine de La Vergne à Alloue, en Charente,
a été, pendant trente sept ans, la propriété
de
Maria Casarès, son lieu de repos, de travail, à
l’écart de l’agitation de la ville. A sa mort,
en
1996, la comédienne a légué La Vergne à
la
commune d’Alloue, pour « remercier la France
d’avoir été une terre d’asile ».
Après de multiples
concertations et une étude de définition confiée
à Véronique Charrier, l’idée s’est
imposée que
La Vergne devait rester fidèle à la passion de
Maria Casarès pour le théâtre, s’ouvrir
à ceux
qui, comme elle, sont les « passeurs » des grands
textes et leur offrir le cadre approprié à la
préparation de leurs projets.
LES CONTOURS D’UNE AMBITION
Ainsi est né le projet de La Maison du Comédien
Maria Casarès, qui sera officialisé par la création
d’une association loi 1901, le 19 octobre 1999,
sous la présidence du comédien François
Marthouret. Ni musée, ni festival, ni école
permanente. La Vergne doit devenir une
« résidence privilégiée ».
Cette maison doit rester un lieu de vie et de travail
ouvert toute l’année où l’art du comédien
prend
le temps de s’expérimenter, de se renouveler,
de se partager, de se transmettre…
Nommée Directrice de l’association en 2000,
Véronique Charrier va entreprendre de réveiller
ce grand domaine endormi sur lequel veillait
attentivement l’ancien maire, mais que n’habitait
plus qu’Idole, l’ânesse de Maria. Des aides de
l’Etat et des collectivités ayant été
obtenues, il
faut organiser les premières Rencontres d’été,
prévues du 24 juin au 8 juillet 2000. Bien sûr, il
ne s’agissait pas encore du travail à l’année
qui
restait l’objectif à moyen terme. Mais les premières
Rencontres d’été auront quand même été
décisives à bien des égards. Oui la profession
a
répondu présente ; oui, quelque chose d’unique
est advenu lors de cette rencontre du site et des
comédiens ; oui, le public local a commencé à
se
sentir chez lui ; oui, l’écho local et national a
dépassé les espérances… |
DES RENCONTRES AUX RÉSIDENCES
De 2000 à 2005, six Rencontres d’été
viendront
étendre progressivement l’audience de La Maison
du Comédien Maria Casarès. Suzanne Flon,
Annie Girardot, Geneviève Page, Anne Alvaro,
Laurence Roy, Hugues Quester, Roland Bertin,
Claude Aufaure, Pedro Soler…viendront
consolider le lien entre Maria Casarès et
La Maison du Comédien.
D’année en année, les animations théâtrales
en milieu scolaire et l’assistance aux groupes
amateurs prendront de l’ampleur. Des résidences,
malgré les conditions encore précaires en
l’attente des travaux, investiront aussi la
« maison » au printemps et en automne. Puis
viendra l’année décisive de 2005. Le tour de
table financier rassemblant l’Etat, la Région, Le
Département et la Communauté de Communes
du Confolentais vient se compléter de fonds de
l’Union Européenne : La Communauté de
Communes, à qui la commune d’Alloue a
délégué la maîtrise d’ouvrage,
peut enfin
lancer les travaux.
A partir des 7e Rencontres d’été, dix ans après
la mort de Maria Casarès, La Vergne connaît
enfin le vrai visage de sa nouvelle vie.
Désormais le domaine est un chantier permanent
de formation et de création où s’élaborent,
jour
après jour, toute l’année, le métier
des comédiens
et – écriture de texte, préparation de lectures
ou
mises en scène – de multiples projets de théâtre.
Le public, quant à lui, bénéficie ici d’un
statut
particulier : venu de tout près ou, parfois, de
beaucoup plus loin, il n’est pas seulement le
spectateur de représentations occasionnelles
mais aussi, de répétitions publiques en rencontres
avec les artistes, le témoin privilégié et
fidèle
d’une passion à l’oeuvre et du travail opiniâtre
qui la sert. |