La mode est dualiste

A quoi sert la mode ?

Selon l’opinion général, la mode serait utile à l’expression de soi, de sa personnalité. Si l’on continue dans cette voie, la mode serait un concept presque unique à chacun alors que nos vêtements qui sont générateurs de mode nous viennent tout droit des grandes enseignes. Ce qui veut dire que la mode ne vient pas des vêtements mais elle émane de nous, les personnes qui portent ces vêtements.

Comment faire d’un simple vêtements un élément de mode ?

A vrai dire, nous sommes tous des créateurs de mode par nos choix stylistiques. Ce qui veut dire que chacun peut décider de créer une mode tant que cela lui plaît. Par l’assemblage de motifs, de matières ou encore de couleurs on crée un style qui nous ai propre, mais qui ne nous appartient pas puisque chacun est libre de s’inspirer voire même de copier le style d’autrui en toute légalité. La seule limite qui peut subsister face à la copie de style est la création pure d’un vêtement.

En créant une seule pièce d’un vêtement, il est par essence unique. Il y a donc une personne qui le possède.

 

Tous stylistes a dû commencer par là. Par la création d’une pièce unique. Mais ce styliste a finalement décidé d’offrir sa création aux yeux de tous ce qui n’en plus une pièce unique mais une probable pièce copiée. Dès lors ou l’on expose quelque chose d’unique il ne nous appartient plus. Il appartient désormais à la Doxa communément appelée opinion publique.

 

Restriction et Expression

Le besoin d’expression

La mode peut être perçue comme quelque chose qui permet de s’exprimer, cependant, à travers cette expression il y a déjà une aliénation qui existe. La mode serait donc simplement une passerelle d’une aliénation à une autre.

Prenons pour exemple le mouvement stylistique Punk, qui nous vient de l’Angleterre. Les Punk voulant se détacher de la société anglaise classique et de la politique ont commencé  à lancer leur propre mode et leur propre musique. A travers ce rejet de la société ils expriment leur désaccord avec la politique et dénoncent les moeurs de l’époque. Là, il est clair qu’en se détachant d’un courant social ils se sont raccordés à un autre et sans le savoir, à leur tour ils ont créée un microcosme qui a toutes les caractéristiques d’une société.  

Cet exemple montre bien qu’on ne peut à partir à aucun courant social. En se retirant d’un courant, on se retrouve automatiquement plongé dans un autre courant sans toujours en avoir l’impression.

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